Tableau de bord vs. Reporting

Un pilotage réussi, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une activité, d’un projet, ou même de votre voiture, se dote à la fois d’un tableau de bord (pour le quotidien et les exécutants) et d’un reporting.

Le tableau de bord regroupe des informations à travers des indicateurs de pilotage (ou Key Performance Indicators, ou KPI’s). Couplé à une analyse de l’environnement, il permet donc de piloter le projet.

Ainsi, l’objectif d’un tableau de bord est de piloter, alors que l’objectif d’un reporting est de rendre des comptes et d’informer. Tous deux sont composés d’indicateurs, ou KPI’s.

Nous avons donc affaire à deux choses distinctes et complémentaires :

  • Le tableau de bord sert à piloter sa propre activité, son projet ;
  • Le reporting sert à fournir des informations à quelqu’un d’autre qui va pouvoir les utiliser pour créer son tableau de bord et piloter son activité ou son projet.

Ainsi, au niveau N-1, chacun pilote son activité sur la base d’un tableau de bord, et réalise un reporting pour le niveau N, qui en déduit son propre tableau de bord ajoutant des informations d’autres sources (dont son environnement), pour enfin réaliser son reporting afin que le niveau N+1 puisse piloter l’activité ou le projet. Cette imbrication est illustrée dans l’image ci-dessous.

Le tableau de bord sert donc aux exécutants, qui l’utilisent pour prendre des décisions à leur niveau en fonction des indicateurs et des valeurs obtenus. La prise de décision se fait donc au plus proche de l’opérationnel du projet, et est dite en boucle courte.

Le reporting, dont l’utilité est de présenter l’avancement à une autre personne et de lui demander des arbitrages, est donc sur un cycle plus long puisqu’il faut rédiger le rapport d’avancement, le transmettre, que le destinataire en prenne connaissance, l’analyse, et réponde aux différentes demandes. La décision est donc dite en boucle longue.

La difficulté réside donc dans la définition du niveau auquel une question doit être adressée : trop « bas » et la réponse peut être inappropriée ou avoir un impact négatif sur un autre projet ; trop « haut » et cela crée de la latence.

Cette définition du niveau de prise de décision est précisée dans la gouvernance du projet.